Daouud
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En France, c'est clairement le cas. Alors que nous avons une dichotomie entre droite et gauche en apparence, en réalité nous avons des gouvernements de centre, tantôt centre droit, tantôt centre gauche. Nous n'avons jamais été capables de choisir clairement entre libéralisme et socialisme. Donc notre droite n'est pas libérale, notre gauche n'est pas socialiste. Et chacun de se réclamer de la troisième voie comme Mitterrand ou de l'anti "ultralibéralisme" comme Chirac.
Quant à notre Sarkozy, il a eu des tendances libérales au début de son quinquennat mais la crise l'a ramené dans le camp des étatistes purs et durs.
Ceci explique que nos politiques économiques n'aient pas de colonne vertébrale. Comme l'avouait déjà Giscard en son temps, nous naviguons à vue...
Cela ne signifie pas qu'il en soit ainsi partout. Bien des états ont fait des choix clairs et maintenus dans la durée, décidés par l'ensemble de la classe politique, en accord avec la nation. C'est le cas de la Nouvelle-Zélande en 1980, du Canada et de la Suède durant les années 90, et plus récemment en Allemagne, au début du siècle. Cela s'est appelé l'Agenda 2010, qui définissait une politique acceptée par les principaux partis, celle de la compétitivité, et cela quelle que soit l'équipe au pouvoir.
On a pu constater l'efficacité de cette politique.
Le seul homme politique français qui ait préconisé une démarche semblable pour la France est un socialiste, Hubert Védrine. Il n'a hélas rencontré aucun écho et les batailles de bac à sable puériles et stériles vont donc encore continuer. Et pourtant, nous nous rapprochons chaque jour un peu plus de l'iceberg fatal...
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